Le soya est santé pour tous – mythe?

Manger trop de soya est mauvais pour la santé des hommes puisque le soya peut diminuer la testostérone. Mythe ou vérité?

Mythe.

 

Voici ce que le bulletin Extenso du centre de référence de nutrition de l’Université de Montréal a à dire à ce sujet:

 

Les hommes qui consomment beaucoup de soya n’ont absolument pas à craindre de voir leur niveau de testostérone ou leur libido baisser et n’ont surtout pas à avoir peur que des seins se mettent à pousser.

 

La consommation de soya est devenue de plus en plus populaire en Amérique du Nord. Il s’agit de la seule plante consommée de façon courante qui contient  des quantités importantes d’isoflavones. Chaque gramme de protéine de soya contient environ 3,5 mg d’isoflavones. Les isoflavones sont des phytoestrogènes, c’est-à-dire des molécules végétales qui sont capables de se lier à des récepteurs d’œstrogène chez les humains. L’œstrogène est la principale hormone sexuelle chez les femmes, tandis que pour les hommes, c’est  la testostérone.

 

Comme il est démontré que les isoflavones peuvent avoir des effets positifs chez les femmes, notamment lors des bouffées de chaleur vécues durant la ménopause, il est à se demander si ces molécules ne pourraient pas avoir un effet chez les hommes également.

 

En effet, on croyait qu’elle pourrait diminuer le taux de testostérone chez les hommes. Un faible taux de testostérone peut amener plusieurs effets négatifs, dont une perte d’énergie, une diminution de la libido, de l’impuissance, une perte de force et de masse musculaires, une augmentation de la masse adipeuse et même une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires.

 

Cependant, il n’en est rien du tout. Une méta-analyse regroupant plus d’une trentaine d’études cliniques de haute qualité méthodologique a évalué l’effet de la consommation de soya et/ou d’isoflavones sur le taux de testostérone et d’autres hormones sexuelles. Les résultats sont clairs : la consommation de soya n’a aucun impact sur les taux d’hormones sexuelles chez les hommes.